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Le gros bordel. On va éclaircir tout ça. |
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La personne que tu penses être. Fuck yeah Jesus Christ, Judge no man, Son of God, fulfill my destiny |
Badaboum, pas du tout, mauvais chemin,
demi-tour ! Si tu es venu sur cet article pour apprendre comment
détruire ton égo, tu risques d'être un poil désappointé. Ou
plutôt, non, reste un peu, il se pourrait qu'au final tu y trouves
ce que tu es venu chercher.
Notre égo,
c'est la personne qu'on
pense être
De base avoir un égo n'est ni bon ni
mauvais, en fait, avoir une personnalité est indispensable pour
fonctionner dans ce monde. L'égo, pour l'humain, c'est ce qui lui
permet de vivre (donc c'est même plutôt bien à ce stade). C'est
parce qu'on a un égo qu'on peut se positionner comme un être
individuel (autrement on ne se sentirait pas être « quelqu'un »),
et avoir des préférences.
Préférences somme toutes utiles, puisqu'on a besoin de
savoir ce qui est bon ou pas bon pour nous (je préfère manger une
pomme qu'une perceuse électrique, c'est quand même bon à savoir).
Ces préférences vont être encore plus utiles quand il s'agira de
choses un peu moins basiques, comme par exemple nos affinités avec
les autres personnes (je préfère me confier à mon meilleur ami
plutôt qu'au premier passant dans la rue, je préfère telle
personne à une autre, parce que mon égo sent que telle personne me
correspond plus qu'une autre, à ce moment précis elle est plus
bénéfique pour moi... Comment pourrais-je le savoir sans égo?).
L'égo est sensible à nos émotions,
et l'histoire de notre égo (donc « notre » histoire) est
absolument indispensable pour nous permettre de nous frayer un chemin
dans le monde, en apprenant de nos expériences passées. C'est l'égo
qui va lier notre émotion du moment à ce qui est en train de se
passer, et créer une histoire à partir de ça, histoire que l'on va
pouvoir retenir plus facilement (ce serait plus difficile de retenir
autant de trucs sinon), et qu'on appellera « souvenir ».
C'est aussi l'égo qui va modeler nos
croyances. Et il va le faire tout seul comme un grand : une
abeille m'a piqué, l'égo enregistre la croyance : abeille =
caca.
Il est tellement génial qu'il peut
modifier ses croyances à l'infini : j'ai vu un reportage sur la
place des abeilles dans l'écosystème : abeilles = amies.
Jusque là il fait bien son travail,
tout le monde est heureux, l'égo, on lui fou la paix, et tout va
très bien comme ça. L'égo continuera de faire son travail quoi
qu'il arrive.
❦
« En vérité, je vous le dis, le
fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit
faire au Père, et tout ce que le Père fait, le fils le fait aussi
pareillement »
C'est un pote à Marc qui a dit ça,
une fois. Ici le fils, c'est l'égo. Carrément.
Remplace « fils »
par « égo » dans la Bible, ça peut peut-être devenir
plus clair (ou pas).
C'est intéressant parce que, jusque
là, nous on avait plutôt la sensation que l'égo faisait ses petits
trucs un peu comme il voulait, et qu'il nous menait par le bout du
nez. En même temps, la plupart du temps, on se prend pour lui et on
ne s'en rend même pas compte. Le vrai bordel.
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The GodFather |
Mais dans cette phrase, on trouve
l'idée qu'en fait, ce n'est pas l'égo qui dirige tout. C'est « le
Père ».
Alors oui, tu n'es pas totalement coupé
du monde, tu te doutes que quand Jésus dit « le Père »
il dit « Dieu ». Mais en fait, pas tout à fait. Les
potes de Jésus, en écrivant la Bible, ont quand même fait en sorte de poser des mots
précis sur des choses précises (donc là, moi, je suis
ravie, parce que j'aime bien quand tout est clair et précis au
niveau du vocabulaire). Et en fait, si Jésus avait voulu parler de
« Dieu », il aurait dit « Dieu » et pas « le
Père ». Le Père, c'est la clé de l'énigme, si tu veux.
Quand t'as pigé ce que c'est, ça devient plus simple de déchiffrer
le reste.
OK, parenthèse :
Je n'essaye pas de te convertir au
christianisme. Je n'essaye pas de te dire « le christianisme,
c'est bien ». Je trouve qu'il y a dans cette religion, comme
dans toutes les autres d'ailleurs, des trucs plutôt vachement top,
dont je m'inspire et me sert pour grandir (dans un premier temps) et
rédiger mes articles. Donc pour quelques minutes, ça serait trop
chouette que tu mettes de côté ce que tu sais et qui t'a dégoûté
de cette religion (si tu en es dégoûté, ce qui est fort probable),
pour voir d'abord ce que j'essaye de raconter. Je comprends cette
crispation qui peut apparaître quand on voit des mots comme
« Dieu », ou « Jésus » (c'est encore pire,
le mot Jésus). Enfin, moi j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire. Et
même, je pourrais faire beaucoup de critiques acerbes sur la Bible
(la place de la femme, hein). Mais en adoptant un point de vue un peu
plus calme et en en faisant ma propre interprétation, j'ai découvert
des choses qui valent le coup, là-dedans, et c'est ce que j'essaye
de partager.
Alors, qu'est-ce qu'on disait ? Ah
oui : « le fils ne peut rien faire de lui-même, il ne
fait que ce qu'il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait,
le fils le fait aussi pareillement ».
Bon alors j'aimerais te faire durer le
suspens, te faire chercher et tout, mais je ne suis pas aussi
pédagogue que Jésus, alors je te la donne en mille : le Père,
c'est toi. (Bah... Oui.)
(Je te laisse un peu avec ce plot
twist. Remplace « Père » par « Soi » dans la
Bible, ça fait un choc.)
Oui, c'est toi, MAIS seulement quand tu
ne te prends pas pour ton égo (le fils).
Le Père, c'est ton « vrai »
toi. Le « toi » qui existait avant même que tu aies une
personnalité (donc un égo). Le « toi » qui existait
avant même que te viennes en tête l'idée que tu étais « une
personne » et que tu étais « séparé des autres ». Quand t'es gamin, c'est "l'âge de raison". Tu t'en souviens ? (On ne s'en souvient pas toujours...). A un
moment, l'idée que tu étais quelqu'un, avec une personnalité, une
histoire et tout, est devenue si utile, que tu l'as complètement
intégrée. C'est à ce moment que tu as commencé à te prendre pour
ton égo, à te prendre pour le fils.
❦
« En vérité, je vous le dis,
quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y
entrera point. »
(Tu vois, là il dit « Dieu »,
donc on voit bien que Dieu c'est pas le Père, pas tout à fait. Mais
je parlerai de « Dieu » une autre fois.)
Bon ben clairement, Jésus te dit qu'un
petit enfant a quelque chose qu'on n'a pas, et que c'est ce truc
qu'il nous faut si on veut aller au paradis (hm, je reviendrai sur
cette histoire de paradis).
Personnellement, vu ce qu'on m'a
toujours plus ou moins répété, je croyais que Jésus disait ça
comme : « Les enfants sont purs et innocents, vous vous
êtes des gros crades plein de péchés, Dieu veut pas de ça chez
lui, allez vous laver d'abord ».
Oui eh bien non, pas vraiment, hein. Ce
qu'il dit, tout bêtement, c'est : « Quand t'étais gamin
tu te prenais pas pour ton égo, aujourd'hui oui. Si tu arrives à
faire comme quand t'étais enfant, c'est-à-dire en cessant de croire
que tu es ton histoire et ta personnalité, pouf, tu te retrouves au
paradis ».
C'est assez costaud comme phrase. Pas
pour rien que le bouquin est un pavé, Jésus a un peu préparé ses
apôtres avant de leur balancer ça. D'ailleurs si c'est la première
fois que tu es face à ce genre d'idée, je te conseille de te poser
deux minutes pour digérer ce que je viens de dire. C'est pas simple
à saisir, je l'avoue.
❧
Le royaume de Dieu, tu le retrouves
après la mort, certes (quand t'es mort, t'as plus d'égo), mais pas
obligatoirement. C'est une bonne nouvelle, non ? T'es pas obligé
de mourir pour aller au « royaume de Dieu »
(youpi!).
Même après avoir un peu étudié le
sujet, j'ai cru pendant un petit moment qu'il ne s'agissait pas de
mourir physiquement pour aller au paradis, mais qu'il s'agissait de
faire mourir notre égo. Aujourd'hui je me dis que je me trompais
d'un chouïa. C'est pas l'égo qui meurt. C'est le fait que tu crois
être lui, c'est ta croyance qui meurt. L'égo est toujours là, mais
tu ne t'y identifies plus. Là commence la fiesta de la vita.
❧
Et c'est là que je voulais en venir
dans cet article. Tu te fais plus de mal que de bien, quand tu tentes
de détruire ton égo. C'est frapper un allié ! C'est frapper
le fils ! En fait il vaut mieux faire tout le contraire, et
nourrir ton égo, lui donner tout ce dont il a besoin. Mais je ne te
spoilerais pas plus, tu vas comprendre.
Tu me diras : « Oui mais
attend, moi on m'a dit que l'égo c'était Satan, que Satan c'était
l'ennemi, et toi tu me dis que l'égo c'est le fils, ça tient pas
debout ».
Sauf que Satan, ce truc qui te tente
tout le temps à l'auto-destruction, c'est ton égo aussi. C'est
l'autre facette, d'une même pièce. L'égo, c'est le fils et Satan à
la fois. Mais tu ne peux pas tuer l'un sans tuer l'autre. Et en fait,
en réalité tu ne peux pas les tuer, tu vas juste te faire du mal
pour rien en essayant.
❦
« Comme Jésus connaissait leurs
pensées, il leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même
est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne
peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre
lui-même : comment son royaume subsistera-t-il ? »
![]() |
Bon allez file-moi le royaume, qu'on en finisse |
Alors là, la question que je me suis
posée, c'est : « Mais si les choses sont bien faites, et
que mon égo, au final, il est là pour m'aider : pourquoi il a
une facette aussi handicapante ? Pourquoi il a commencé à
déconner et à devenir Satan au lieu de simplement rester le
fils ? ».
...Et je veux du concret ! Les
réponses métaphysiques c'est rigolo mais ça n'aide pas. Parce que
moi j'ai un problème sur les bras, et j'aimerais bien le résoudre,
pour passer à autre chose. Pour l'instant, mon égo, il me les brise.
Bon, tu te doutes que je n'ai pas eu la
réponse à ces questions toute cuite dans le bec. Mais j'ai quand
même bien bénéficié des recherches et de l’expérience des
personnes qui se sont posées la question avant moi. Comme il y a
milles façons de dire les choses, je m'en vais de ce pas te donner
la mienne. Elle te semblera
peut-être plus facile à comprendre que ce pavé indigeste qu'on
appelle la Bible.
❦
Les épiques aventures de l'égo
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"What the hell ?!" |
D'abord, la petite histoire :
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![]() |
« Les fils de Dieu vinrent un
jour se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu
d'eux. L'Eternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? »
Et Satan répondit à l'Eternel :
« De parcourir la terre et de m'y promener. »
L'Eternel dit à Satan :
« As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne
comme lui sur la terre, c'est un homme intègre et droit, craignant
Dieu, et se détournant du mal.
Et Satan répondit à l'Eternel :
« Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ?
Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ?
Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le
pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et
je suis sûr qu'il te maudit en face. »
L'Eternel dit à Satan :
« Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ;
seulement, ne porte pas la main sur lui. »
Et Satan se retira de devant la face
de l'Eternel. »
❧
C'est beau, hein ? Moi je trouve
ça très émouvant. Tu vois, à la fin, Satan se barre, et refuse le
cadeau de Dieu, préférant sa merde au paradis. Avec tout ce que tu
as appris sur ce personnage, tu te dis peut-être : « Il a
honte, il est trop lâche, il est trop mauvais, il est trop
irrécupérable ».
Et ça, c'est très révélateur. Tu
vois, on est vraiment tenté de juger Satan.
![]() |
Chienne de vie |
Mais imagine que cette histoire
t'arrive à toi. Un jour tu fais une connerie, peut-être que tu n'as
même pas fait exprès, ou peut-être que si, mais voilà : tout
te tombe dessus sans crier gare. Tu te retrouves en enfer. On a tous
déjà vécu ça. Pendant des années peut-être, ensuite, on viendra
te reprocher tout ce que tu fais et te persécuter. Peu importe que
tu regrettes ou pas, tout le monde s'en fou de ce que tu penses et
ressens, ils sont juste content d'avoir un bouc émissaire. Tu vois
les autres, protégés, aimés, et toi tu es seul.
Puis, le grand gourou de tous ces
joyeux salauds qui te rejettent vient te voir, ses larbins derrière
lui en train de fanfaronner, et te dit : « Ok, vas-y, je
te donne tout ce que tu veux, mais à condition que tu obéisses à
mes règles ». Merci bien, Dieu !
Qu'est-ce que tu ressens à ce
moment-là ?
Tu es en colère. Tu te sens trahi. Tu
te sens humilié. Pas une seconde tu n'as envie de croire que ce type
a de bonnes intentions pour toi. Comment ça se pourrait, après tout
ce qu'il t'a fait ? Tu n'es pas stupide ! Tu t'es fait
frapper trop te fois pour te laisser avoir. Tu préfères encore
renoncer à tout, plutôt que de te rabaisser à obéir à quelqu'un
comme ça.
C'est ça, Satan...
(On pourrait en
faire un film Marvel, « Satan : The Origins »...
Enfin moi j'dis ça, j'dis rien !)
Peux-tu encore le juger ? On sait
tous ce que ça fait d'être Satan, mais on a tendance à se
critiquer durement sans comprendre. On n'a pas envie de montrer de
l'empathie, parce qu'on n'aime pas cette part de nous. On croit
qu'elle est mauvaise par nature, simplement parce qu'on a oublié
pourquoi elle réagit comme ça, et on ne la comprend plus. Je ne te
parle pas de divine nostalgie, je te parle de vrais souvenirs, des
vieux souvenirs, de petite enfance ou plus tard, qui se sont
malheureusement effacés ou enfouis trop loin dans notre mémoire.
![]() |
"Je comprends. Je suis désolé." |
Je te disais que c'était l'égo qui
créait notre histoire, à partir de notre vécu. Mais tu dois
connaître un peu le fonctionnement de la mémoire : quand
quelque chose n'est plus utile, ça s'efface, ou bien ça devient une
« vérité » qu'on ne va plus remettre en question, afin
de pouvoir ranger le souvenir dans des archives bien poussiéreuses
qu'on ne ressortira plus.
Tant qu'on parvient à savoir pourquoi
on fait ce qu'on fait, pas de problème. Mais quand nos raisons sont
trop vieilles, qu'on ne sait plus, et qu'on a une réaction qui nous
semble inadaptée, qu'est-ce qu'on fait ? On se juge, on se
blâme, on se critique, on se trouve défaillant. Voilà pourquoi
Satan existe, et comment il en est venu à être cette face de nous
qu'on veut détruire. Mais maintenant que tu connais son histoire,
veux-tu encore le persécuter ?
❧
Personnellement, je suis si émue en
écrivant ces lignes, que j'ai surtout envie d'aller à la rencontre
de cette part de moi, et de m'excuser. Lui dire que je ne savais pas,
que je n'ai pas fait exprès. Lui dire que je vois, maintenant, que
j'ai juste eu la chance de me trouver du bon côté quand le jugement
est tombé. Parce que je suis le « fils » en cet instant,
bien sûr, je suis identifiée à ma personnalité. J'ai envie de lui
tendre la main, mais pas pour qu'il m'obéisse ou quoi. Juste pour
qu'on puisse parler, discuter, apprendre à se connaître. Parce que
je sais qu'il garde en lui tout un tas de trucs super utiles auxquels
je n'ai pas accès, toutes ces choses qui étaient de son côté de
la barrière.
Tu sais, tout ces trucs en nous qu'on
croit moche. En fait, il ont juste été salis, recouvert de boue. Si
tu oses enjamber la barrière pour rencontrer Satan, et que tu lui
proposes ton aide pour qu'ensemble vous commenciez à nettoyer son
territoire... Tu verras qu'en fait, en-dessous de la poussière (la
colère, la honte, la tristesse, etc) se trouvent des choses si
belles et brillantes qu'elles vont métamorphoser ta vie. Le royaume
de Dieu.
Satan ne peut pas faire ça tout seul,
parce qu'il s'en prend constamment plein la gueule
![]() |
Ils m'ont même volé mes pompes, ces racailles! |
Tu crois pas qu'il aimerait être
heureux aussi ? Il ne sait juste plus comment faire, à force.
Il n'y croit plus. Mais si pour une fois quelqu'un s'adressait à lui
avec respect, d'égal à égal, et s'intéressait un peu à ce qu'il
a à dire. Si on pouvait juste arrêter de donner des leçons, et
écouter, faire preuve d'empathie, comme on soutiendrait un ami en
deuil. Si on arrêtait de craindre Satan, et qu'on lui donnait une
vraie chance. On n'a rien à perdre, c'est déjà la guerre. Si on
arrêtait de juger, de faire de l'autre un ennemi, et qu'on se
soutenait vraiment. Si on essayait d'aller à la rencontre de ces
vieux souvenirs, pour comprendre ce qui s'est passé, et révéler la
vérité sur des situations qu'on n'a pas été capable de gérer à
l'époque...
Oui, ça demande du courage et du cœur,
et c'est pas toujours joli. C'est l'épopée du héros que l'on est.
C'est comme ça qu'on rencontre son
égo, Satan et le fils, et qu'on révèle le paradis, qui est sous
nos pieds.
Quand à rencontrer le Père, ah ça,
c'est une autre aventure ! Jésus et Satan iront trouver le Père
quand ils auront réussi à se réconcilier. L'un sans l'autre, ils
ne peuvent pas y arriver. Le Père est dans le royaume de Dieu, et
celui-là est encore sous les décombres de la guerre qui fait rage.
Le royaume n'est pas accessible, mais ça ne saurait tarder.
La suite au prochain épisode!
❦
❧
N.B.: Mettons-nous d'accord (tu
commences sûrement à avoir l'habitude, avec moi, je passe mon temps
à définir des concepts, c'est mon truc). Donc. J'ai dis en début
d'article que :
« Notre égo, c'est la personne
qu'on pense être. »
Alors oui, tous les mots sont
importants ici :
C'est la « personne », donc
une entité séparée du reste, avec une personnalité et un vécu,
une histoire qui lui est propre...
...Qu'on « pense » :
donc tout cela se trouve dans notre esprit, le notre, et pas
ailleurs...
… « Être » : donc
c'est un truc auquel on donne vie.
Jusque là ça va. L'égo, c'est donc
une personnalité à laquelle on donne vie, dans notre esprit, et
pour laquelle on se prend. La personne qu'on pense être. On pense
être une personne, et cette personne qu'on croit être a une
personnalité et une histoire qui lui est propre. C'est ça l'égo.
C'est neutre. Là où ça peut commencer à poser problème, c'est
après.
Désolée pour le rabâchage,
simplement moi-même j'ai dû me remâcher ça dans tous les sens
pour réussir à l'intégrer, le comprendre vraiment. Je me dis que
c'est peut-être pareil pour toi.
Tu comprends sûrement mieux pourquoi
Jésus dit qu'on ne peut recevoir le royaume de Dieu qu'en faisant
comme un petit enfant. Le petit enfant n'a pas cette croyance, que
nous avons nous. Il ne croit pas qu'il est son égo, il ne croit pas
qu'il est « une personne ».
Il est, tout simplement.
J'avais déjà un peu parlé de l'égo
dans mes vidéos, notamment ici.
❧
PS: Plus haut, j'ai cité ceci :
❧
PS: Plus haut, j'ai cité ceci :
L'Eternel dit à Satan :
« D'où viens-tu ? »
Et Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »
Maintenant que tu sais que Satan est une part de l'égo, tu sais aussi comment cet égo se crée ! En parcourant la terre... En gros, c'est le fait de vivre une vie incarnée sur Terre qui fait que l'on développe un égo. Tout simplement. C'est aussi naturel que la corne sous tes pieds. Et ça ne date pas d'hier, comme tu vois.
❧
PPS: "Lucifer", en latin, ça veut dire "porteur de lumière". Qu'on n'vienne pas me dire qu'il n'y a pas anguille sous roche!
Et Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »
Maintenant que tu sais que Satan est une part de l'égo, tu sais aussi comment cet égo se crée ! En parcourant la terre... En gros, c'est le fait de vivre une vie incarnée sur Terre qui fait que l'on développe un égo. Tout simplement. C'est aussi naturel que la corne sous tes pieds. Et ça ne date pas d'hier, comme tu vois.
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PPS: "Lucifer", en latin, ça veut dire "porteur de lumière". Qu'on n'vienne pas me dire qu'il n'y a pas anguille sous roche!
D'ailleurs, là dans cet article, je le fais un peu passer pour une grosse victime, mais ne t'en fais pas, dans la suite, il rocks du poney. Autant que Jésus d'ailleurs.
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Dream Team. Epic as fuck. So much charisme. Wow. |
Coucou !
RépondreSupprimerBon il faut que j'ai le temps de digérer tes mots. Je pense que je vais devoir le relire deux ou trois fois avant d'en saisir toutes les nuances.
Néanmoins je voulais t'exposer un truc qui a fait tilt dans ma tête quand j'ai lu ton article.
Quand tu parles du petit enfant, j'ai irrémédiablement pensé à l'expérience qu'à vécu Anita Moorjani (pour faire court elle est revenue après un cancer et une NDE). Elle parle dans son livre du fait que quand on vient sur cette terre on est dénuée de peur, de haine, etc... qu'on est qu'amour notamment et c'est le Monde qui injecte en nous toutes ces croyances qui nous inhibent et nous rendent malades (j'ai pris un GROS raccourci).
Elle raconte qu'en revenant de sa NDE elle n'a plus eu cette peur, elle s'est retrouvé.
Ton article m'a beaucoup fait penser à son retour et comment elle en parlait. Comment elle est redevenu elle-même. Au final comment elle a trouvé son royaume.
Merci pour cet article riche ^^
Waouh! Je ne connais pas Anita Moorjani mais tu m'as donné envie de m'intéresser de près à ce qu'elle raconte. Je trouve les histoires d'expérienceurs de NDE très intrigantes et intéressantes.
RépondreSupprimerEt oui, tu as bien saisi cette histoire de "petit enfant". Un petit enfant est Amour, pas dans le sens où il est toujours bienveillant (on sait bien que les enfants peuvent parfois être fourbes, voir cruels, surtout entre eux ^^)... Plutôt dans le sens où il "est", il exprime tout, il incarne complètement la vie qui le traverse. Et oui certes, ça remue! Avant qu'un enfant soit réellement confronté à la société et à ses normes, il "est", il exprime tout pleinement. "Pleurer comme un bébé", ça veut bien dire "pleurer à chaudes larmes, tout laisser aller". Quand on prend conscience qu'on est "quelqu'un", alors on va commencer à agir différemment, à agir en fonction de la personne qu'on pense être, et on perd en spontanéité, on perd un peu en "Vie" et donc en "Amour". Cet amour universel dont on parle est du même acabit que ce flot de vie qui traverse un petit enfant sans rencontrer d'obstacle.
Des bisous!
Énorme ça résume le vécu de pas mal de monde sur l'ego on croit devoir ke combattre et finalement on voit qu'on doit l'accepter mais faire simplement attention à ce qu'il ne soit pas maître en la demeure ^^
RépondreSupprimerSur lucifer: oui c'est le porteur de lumière il n'a pas intégré la lumière, il veut se l'accaparer au lieu de se laisser traverser d'où l'appellation de luciferien utilisée par certains pour désigner les "faux prophètes" qui ne nourrissent que leur propre pouvoir
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