jeudi 30 mars 2017

Comment se libérer de la souffrance et avoir plus de joie de vivre ? (Tuer son égo?) + Les épiques aventures de l'égo (partie 1)

Le gros bordel. On va éclaircir tout ça.
La personne que tu penses être.
Fuck yeah Jesus Christ,
Judge no man, Son of God, fulfill my destiny
Badaboum, pas du tout, mauvais chemin, demi-tour ! Si tu es venu sur cet article pour apprendre comment détruire ton égo, tu risques d'être un poil désappointé. Ou plutôt, non, reste un peu, il se pourrait qu'au final tu y trouves ce que tu es venu chercher.

Notre égo, 
c'est la personne qu'on pense être

De base avoir un égo n'est ni bon ni mauvais, en fait, avoir une personnalité est indispensable pour fonctionner dans ce monde. L'égo, pour l'humain, c'est ce qui lui permet de vivre (donc c'est même plutôt bien à ce stade). C'est parce qu'on a un égo qu'on peut se positionner comme un être individuel (autrement on ne se sentirait pas être « quelqu'un »), et avoir des préférences. Préférences somme toutes utiles, puisqu'on a besoin de savoir ce qui est bon ou pas bon pour nous (je préfère manger une pomme qu'une perceuse électrique, c'est quand même bon à savoir). Ces préférences vont être encore plus utiles quand il s'agira de choses un peu moins basiques, comme par exemple nos affinités avec les autres personnes (je préfère me confier à mon meilleur ami plutôt qu'au premier passant dans la rue, je préfère telle personne à une autre, parce que mon égo sent que telle personne me correspond plus qu'une autre, à ce moment précis elle est plus bénéfique pour moi... Comment pourrais-je le savoir sans égo?).

L'égo est sensible à nos émotions, et l'histoire de notre égo (donc « notre » histoire) est absolument indispensable pour nous permettre de nous frayer un chemin dans le monde, en apprenant de nos expériences passées. C'est l'égo qui va lier notre émotion du moment à ce qui est en train de se passer, et créer une histoire à partir de ça, histoire que l'on va pouvoir retenir plus facilement (ce serait plus difficile de retenir autant de trucs sinon), et qu'on appellera « souvenir ».

C'est aussi l'égo qui va modeler nos croyances. Et il va le faire tout seul comme un grand : une abeille m'a piqué, l'égo enregistre la croyance : abeille = caca.
Il est tellement génial qu'il peut modifier ses croyances à l'infini : j'ai vu un reportage sur la place des abeilles dans l'écosystème : abeilles = amies.
Jusque là il fait bien son travail, tout le monde est heureux, l'égo, on lui fou la paix, et tout va très bien comme ça. L'égo continuera de faire son travail quoi qu'il arrive.

« En vérité, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait, le fils le fait aussi pareillement »

C'est un pote à Marc qui a dit ça, une fois. Ici le fils, c'est l'égo. Carrément. 
Remplace « fils » par « égo » dans la Bible, ça peut peut-être devenir plus clair (ou pas).

C'est intéressant parce que, jusque là, nous on avait plutôt la sensation que l'égo faisait ses petits trucs un peu comme il voulait, et qu'il nous menait par le bout du nez. En même temps, la plupart du temps, on se prend pour lui et on ne s'en rend même pas compte. Le vrai bordel.

The GodFather
Mais dans cette phrase, on trouve l'idée qu'en fait, ce n'est pas l'égo qui dirige tout. C'est « le Père ».
Alors oui, tu n'es pas totalement coupé du monde, tu te doutes que quand Jésus dit « le Père » il dit « Dieu ». Mais en fait, pas tout à fait. Les potes de Jésus, en écrivant la Bible, ont quand même fait en sorte de poser des mots précis sur des choses précises (donc là, moi, je suis ravie, parce que j'aime bien quand tout est clair et précis au niveau du vocabulaire). Et en fait, si Jésus avait voulu parler de « Dieu », il aurait dit « Dieu » et pas « le Père ». Le Père, c'est la clé de l'énigme, si tu veux. Quand t'as pigé ce que c'est, ça devient plus simple de déchiffrer le reste.

OK, parenthèse :
Je n'essaye pas de te convertir au christianisme. Je n'essaye pas de te dire « le christianisme, c'est bien ». Je trouve qu'il y a dans cette religion, comme dans toutes les autres d'ailleurs, des trucs plutôt vachement top, dont je m'inspire et me sert pour grandir (dans un premier temps) et rédiger mes articles. Donc pour quelques minutes, ça serait trop chouette que tu mettes de côté ce que tu sais et qui t'a dégoûté de cette religion (si tu en es dégoûté, ce qui est fort probable), pour voir d'abord ce que j'essaye de raconter. Je comprends cette crispation qui peut apparaître quand on voit des mots comme « Dieu », ou « Jésus » (c'est encore pire, le mot Jésus). Enfin, moi j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire. Et même, je pourrais faire beaucoup de critiques acerbes sur la Bible (la place de la femme, hein). Mais en adoptant un point de vue un peu plus calme et en en faisant ma propre interprétation, j'ai découvert des choses qui valent le coup, là-dedans, et c'est ce que j'essaye de partager.

Alors, qu'est-ce qu'on disait ? Ah oui : « le fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait, le fils le fait aussi pareillement ».

Bon alors j'aimerais te faire durer le suspens, te faire chercher et tout, mais je ne suis pas aussi pédagogue que Jésus, alors je te la donne en mille : le Père, c'est toi. (Bah... Oui.)
(Je te laisse un peu avec ce plot twist. Remplace « Père » par « Soi » dans la Bible, ça fait un choc.)

Oui, c'est toi, MAIS seulement quand tu ne te prends pas pour ton égo (le fils).
Le Père, c'est ton « vrai » toi. Le « toi » qui existait avant même que tu aies une personnalité (donc un égo). Le « toi » qui existait avant même que te viennes en tête l'idée que tu étais « une personne » et que tu étais « séparé des autres ». Quand t'es gamin, c'est "l'âge de raison". Tu t'en souviens ? (On ne s'en souvient pas toujours...). A un moment, l'idée que tu étais quelqu'un, avec une personnalité, une histoire et tout, est devenue si utile, que tu l'as complètement intégrée. C'est à ce moment que tu as commencé à te prendre pour ton égo, à te prendre pour le fils.

« En vérité, je vous le dis, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point. »

(Tu vois, là il dit « Dieu », donc on voit bien que Dieu c'est pas le Père, pas tout à fait. Mais je parlerai de « Dieu » une autre fois.)
Bon ben clairement, Jésus te dit qu'un petit enfant a quelque chose qu'on n'a pas, et que c'est ce truc qu'il nous faut si on veut aller au paradis (hm, je reviendrai sur cette histoire de paradis).

Personnellement, vu ce qu'on m'a toujours plus ou moins répété, je croyais que Jésus disait ça comme : « Les enfants sont purs et innocents, vous vous êtes des gros crades plein de péchés, Dieu veut pas de ça chez lui, allez vous laver d'abord ».
Oui eh bien non, pas vraiment, hein. Ce qu'il dit, tout bêtement, c'est : « Quand t'étais gamin tu te prenais pas pour ton égo, aujourd'hui oui. Si tu arrives à faire comme quand t'étais enfant, c'est-à-dire en cessant de croire que tu es ton histoire et ta personnalité, pouf, tu te retrouves au paradis ».

C'est assez costaud comme phrase. Pas pour rien que le bouquin est un pavé, Jésus a un peu préparé ses apôtres avant de leur balancer ça. D'ailleurs si c'est la première fois que tu es face à ce genre d'idée, je te conseille de te poser deux minutes pour digérer ce que je viens de dire. C'est pas simple à saisir, je l'avoue.


Le royaume de Dieu, tu le retrouves après la mort, certes (quand t'es mort, t'as plus d'égo), mais pas obligatoirement. C'est une bonne nouvelle, non ? T'es pas obligé de mourir pour aller au « royaume de Dieu »  (youpi!).
Même après avoir un peu étudié le sujet, j'ai cru pendant un petit moment qu'il ne s'agissait pas de mourir physiquement pour aller au paradis, mais qu'il s'agissait de faire mourir notre égo. Aujourd'hui je me dis que je me trompais d'un chouïa. C'est pas l'égo qui meurt. C'est le fait que tu crois être lui, c'est ta croyance qui meurt. L'égo est toujours là, mais tu ne t'y identifies plus. Là commence la fiesta de la vita.



Et c'est là que je voulais en venir dans cet article. Tu te fais plus de mal que de bien, quand tu tentes de détruire ton égo. C'est frapper un allié ! C'est frapper le fils ! En fait il vaut mieux faire tout le contraire, et nourrir ton égo, lui donner tout ce dont il a besoin. Mais je ne te spoilerais pas plus, tu vas comprendre.

Tu me diras : « Oui mais attend, moi on m'a dit que l'égo c'était Satan, que Satan c'était l'ennemi, et toi tu me dis que l'égo c'est le fils, ça tient pas debout ».
Sauf que Satan, ce truc qui te tente tout le temps à l'auto-destruction, c'est ton égo aussi. C'est l'autre facette, d'une même pièce. L'égo, c'est le fils et Satan à la fois. Mais tu ne peux pas tuer l'un sans tuer l'autre. Et en fait, en réalité tu ne peux pas les tuer, tu vas juste te faire du mal pour rien en essayant.


« Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même : comment son royaume subsistera-t-il ? »

Bon allez file-moi le royaume, qu'on en finisse
Alors là, la question que je me suis posée, c'est : « Mais si les choses sont bien faites, et que mon égo, au final, il est là pour m'aider : pourquoi il a une facette aussi handicapante ? Pourquoi il a commencé à déconner et à devenir Satan au lieu de simplement rester le fils ? ».
...Et je veux du concret ! Les réponses métaphysiques c'est rigolo mais ça n'aide pas. Parce que moi j'ai un problème sur les bras, et j'aimerais bien le résoudre, pour passer à autre chose. Pour l'instant, mon égo, il me les brise.

Bon, tu te doutes que je n'ai pas eu la réponse à ces questions toute cuite dans le bec. Mais j'ai quand même bien bénéficié des recherches et de l’expérience des personnes qui se sont posées la question avant moi. Comme il y a milles façons de dire les choses, je m'en vais de ce pas te donner la mienne. Elle te semblera peut-être plus facile à comprendre que ce pavé indigeste qu'on appelle la Bible.

Les épiques aventures de l'égo

"What the hell ?!"


D'abord, la petite histoire :



« Les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. L'Eternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? »
Et Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »
L'Eternel dit à Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre, c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.
Et Satan répondit à l'Eternel : « Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face. »
L'Eternel dit à Satan : « Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. »
Et Satan se retira de devant la face de l'Eternel. »


C'est beau, hein ? Moi je trouve ça très émouvant. Tu vois, à la fin, Satan se barre, et refuse le cadeau de Dieu, préférant sa merde au paradis. Avec tout ce que tu as appris sur ce personnage, tu te dis peut-être : « Il a honte, il est trop lâche, il est trop mauvais, il est trop irrécupérable ».
Et ça, c'est très révélateur. Tu vois, on est vraiment tenté de juger Satan.

Chienne de vie
Mais imagine que cette histoire t'arrive à toi. Un jour tu fais une connerie, peut-être que tu n'as même pas fait exprès, ou peut-être que si, mais voilà : tout te tombe dessus sans crier gare. Tu te retrouves en enfer. On a tous déjà vécu ça. Pendant des années peut-être, ensuite, on viendra te reprocher tout ce que tu fais et te persécuter. Peu importe que tu regrettes ou pas, tout le monde s'en fou de ce que tu penses et ressens, ils sont juste content d'avoir un bouc émissaire. Tu vois les autres, protégés, aimés, et toi tu es seul.
Puis, le grand gourou de tous ces joyeux salauds qui te rejettent vient te voir, ses larbins derrière lui en train de fanfaronner, et te dit : « Ok, vas-y, je te donne tout ce que tu veux, mais à condition que tu obéisses à mes règles ». Merci bien, Dieu !

Qu'est-ce que tu ressens à ce moment-là ?

Tu es en colère. Tu te sens trahi. Tu te sens humilié. Pas une seconde tu n'as envie de croire que ce type a de bonnes intentions pour toi. Comment ça se pourrait, après tout ce qu'il t'a fait ? Tu n'es pas stupide ! Tu t'es fait frapper trop te fois pour te laisser avoir. Tu préfères encore renoncer à tout, plutôt que de te rabaisser à obéir à quelqu'un comme ça.


C'est ça, Satan... 
(On pourrait en faire un film Marvel, « Satan : The Origins »... Enfin moi j'dis ça, j'dis rien !)

Peux-tu encore le juger ? On sait tous ce que ça fait d'être Satan, mais on a tendance à se critiquer durement sans comprendre. On n'a pas envie de montrer de l'empathie, parce qu'on n'aime pas cette part de nous. On croit qu'elle est mauvaise par nature, simplement parce qu'on a oublié pourquoi elle réagit comme ça, et on ne la comprend plus. Je ne te parle pas de divine nostalgie, je te parle de vrais souvenirs, des vieux souvenirs, de petite enfance ou plus tard, qui se sont malheureusement effacés ou enfouis trop loin dans notre mémoire.

"Je comprends. Je suis désolé."
Je te disais que c'était l'égo qui créait notre histoire, à partir de notre vécu. Mais tu dois connaître un peu le fonctionnement de la mémoire : quand quelque chose n'est plus utile, ça s'efface, ou bien ça devient une « vérité » qu'on ne va plus remettre en question, afin de pouvoir ranger le souvenir dans des archives bien poussiéreuses qu'on ne ressortira plus.
Tant qu'on parvient à savoir pourquoi on fait ce qu'on fait, pas de problème. Mais quand nos raisons sont trop vieilles, qu'on ne sait plus, et qu'on a une réaction qui nous semble inadaptée, qu'est-ce qu'on fait ? On se juge, on se blâme, on se critique, on se trouve défaillant. Voilà pourquoi Satan existe, et comment il en est venu à être cette face de nous qu'on veut détruire. Mais maintenant que tu connais son histoire, veux-tu encore le persécuter ?


Personnellement, je suis si émue en écrivant ces lignes, que j'ai surtout envie d'aller à la rencontre de cette part de moi, et de m'excuser. Lui dire que je ne savais pas, que je n'ai pas fait exprès. Lui dire que je vois, maintenant, que j'ai juste eu la chance de me trouver du bon côté quand le jugement est tombé. Parce que je suis le « fils » en cet instant, bien sûr, je suis identifiée à ma personnalité. J'ai envie de lui tendre la main, mais pas pour qu'il m'obéisse ou quoi. Juste pour qu'on puisse parler, discuter, apprendre à se connaître. Parce que je sais qu'il garde en lui tout un tas de trucs super utiles auxquels je n'ai pas accès, toutes ces choses qui étaient de son côté de la barrière.
Tu sais, tout ces trucs en nous qu'on croit moche. En fait, il ont juste été salis, recouvert de boue. Si tu oses enjamber la barrière pour rencontrer Satan, et que tu lui proposes ton aide pour qu'ensemble vous commenciez à nettoyer son territoire... Tu verras qu'en fait, en-dessous de la poussière (la colère, la honte, la tristesse, etc) se trouvent des choses si belles et brillantes qu'elles vont métamorphoser ta vie. Le royaume de Dieu.


Satan ne peut pas faire ça tout seul, parce qu'il s'en prend constamment plein la gueule


Ils m'ont même volé mes pompes, ces racailles!
Tu crois pas qu'il aimerait être heureux aussi ? Il ne sait juste plus comment faire, à force. Il n'y croit plus. Mais si pour une fois quelqu'un s'adressait à lui avec respect, d'égal à égal, et s'intéressait un peu à ce qu'il a à dire. Si on pouvait juste arrêter de donner des leçons, et écouter, faire preuve d'empathie, comme on soutiendrait un ami en deuil. Si on arrêtait de craindre Satan, et qu'on lui donnait une vraie chance. On n'a rien à perdre, c'est déjà la guerre. Si on arrêtait de juger, de faire de l'autre un ennemi, et qu'on se soutenait vraiment. Si on essayait d'aller à la rencontre de ces vieux souvenirs, pour comprendre ce qui s'est passé, et révéler la vérité sur des situations qu'on n'a pas été capable de gérer à l'époque...

Oui, ça demande du courage et du cœur, et c'est pas toujours joli. C'est l'épopée du héros que l'on est.

C'est comme ça qu'on rencontre son égo, Satan et le fils, et qu'on révèle le paradis, qui est sous nos pieds.


Quand à rencontrer le Père, ah ça, c'est une autre aventure ! Jésus et Satan iront trouver le Père quand ils auront réussi à se réconcilier. L'un sans l'autre, ils ne peuvent pas y arriver. Le Père est dans le royaume de Dieu, et celui-là est encore sous les décombres de la guerre qui fait rage. Le royaume n'est pas accessible, mais ça ne saurait tarder.



La suite au prochain épisode!




N.B.: Mettons-nous d'accord (tu commences sûrement à avoir l'habitude, avec moi, je passe mon temps à définir des concepts, c'est mon truc). Donc. J'ai dis en début d'article que :

« Notre égo, c'est la personne qu'on pense être. »

Alors oui, tous les mots sont importants ici :
C'est la « personne », donc une entité séparée du reste, avec une personnalité et un vécu, une histoire qui lui est propre...
...Qu'on « pense » : donc tout cela se trouve dans notre esprit, le notre, et pas ailleurs...
… « Être » : donc c'est un truc auquel on donne vie.

Jusque là ça va. L'égo, c'est donc une personnalité à laquelle on donne vie, dans notre esprit, et pour laquelle on se prend. La personne qu'on pense être. On pense être une personne, et cette personne qu'on croit être a une personnalité et une histoire qui lui est propre. C'est ça l'égo. C'est neutre. Là où ça peut commencer à poser problème, c'est après.

Désolée pour le rabâchage, simplement moi-même j'ai dû me remâcher ça dans tous les sens pour réussir à l'intégrer, le comprendre vraiment. Je me dis que c'est peut-être pareil pour toi.

Tu comprends sûrement mieux pourquoi Jésus dit qu'on ne peut recevoir le royaume de Dieu qu'en faisant comme un petit enfant. Le petit enfant n'a pas cette croyance, que nous avons nous. Il ne croit pas qu'il est son égo, il ne croit pas qu'il est « une personne ».
Il est, tout simplement.

J'avais déjà un peu parlé de l'égo dans mes vidéos, notamment ici.



PS: Plus haut, j'ai cité ceci :

L'Eternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? »
Et Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »


Maintenant que tu sais que Satan est une part de l'égo, tu sais aussi comment cet égo se crée ! En parcourant la terre... En gros, c'est le fait de vivre une vie incarnée sur Terre qui fait que l'on développe un égo. Tout simplement. C'est aussi naturel que la corne sous tes pieds. Et ça ne date pas d'hier, comme tu vois.



PPS: "Lucifer", en latin, ça veut dire "porteur de lumière". Qu'on n'vienne pas me dire qu'il n'y a pas anguille sous roche!

D'ailleurs, là dans cet article, je le fais un peu passer pour une grosse victime, mais ne t'en fais pas, dans la suite, il rocks du poney. Autant que Jésus d'ailleurs. 

Dream Team. Epic as fuck. So much charisme. Wow.





2 commentaires:

  1. Coucou !

    Bon il faut que j'ai le temps de digérer tes mots. Je pense que je vais devoir le relire deux ou trois fois avant d'en saisir toutes les nuances.
    Néanmoins je voulais t'exposer un truc qui a fait tilt dans ma tête quand j'ai lu ton article.
    Quand tu parles du petit enfant, j'ai irrémédiablement pensé à l'expérience qu'à vécu Anita Moorjani (pour faire court elle est revenue après un cancer et une NDE). Elle parle dans son livre du fait que quand on vient sur cette terre on est dénuée de peur, de haine, etc... qu'on est qu'amour notamment et c'est le Monde qui injecte en nous toutes ces croyances qui nous inhibent et nous rendent malades (j'ai pris un GROS raccourci).
    Elle raconte qu'en revenant de sa NDE elle n'a plus eu cette peur, elle s'est retrouvé.
    Ton article m'a beaucoup fait penser à son retour et comment elle en parlait. Comment elle est redevenu elle-même. Au final comment elle a trouvé son royaume.

    Merci pour cet article riche ^^

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  2. Waouh! Je ne connais pas Anita Moorjani mais tu m'as donné envie de m'intéresser de près à ce qu'elle raconte. Je trouve les histoires d'expérienceurs de NDE très intrigantes et intéressantes.
    Et oui, tu as bien saisi cette histoire de "petit enfant". Un petit enfant est Amour, pas dans le sens où il est toujours bienveillant (on sait bien que les enfants peuvent parfois être fourbes, voir cruels, surtout entre eux ^^)... Plutôt dans le sens où il "est", il exprime tout, il incarne complètement la vie qui le traverse. Et oui certes, ça remue! Avant qu'un enfant soit réellement confronté à la société et à ses normes, il "est", il exprime tout pleinement. "Pleurer comme un bébé", ça veut bien dire "pleurer à chaudes larmes, tout laisser aller". Quand on prend conscience qu'on est "quelqu'un", alors on va commencer à agir différemment, à agir en fonction de la personne qu'on pense être, et on perd en spontanéité, on perd un peu en "Vie" et donc en "Amour". Cet amour universel dont on parle est du même acabit que ce flot de vie qui traverse un petit enfant sans rencontrer d'obstacle.

    Des bisous!

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